Cathédrale Notre-Dame du Havre : la survivante.
Au milieu de la rigueur de Perret et du béton triomphant, elle fait figure d'exception. La Cathédrale Notre-Dame n’est pas juste un édifice religieux ; c’est une miraculée. Elle est l’un des rares bâtiments du centre-ville à avoir tenu bon sous les bombes de septembre 1944.
Quand on la photographie, on sent ce poids de l'histoire. Sa façade est un mélange de styles, un puzzle de pierre qui raconte le Havre d'avant la Reconstruction. Elle n'est pas parfaite, elle porte les cicatrices du temps, et c’est précisément ce qui m’intéresse en tant que photographe documentaire.
À l’intérieur, l’atmosphère change radicalement. On quitte la ville moderne pour retrouver le silence des siècles passés. La lumière y est plus timide que chez sa voisine Saint-Joseph, plus mystérieuse, mettant en valeur les tableaux de maîtres et les vitraux colorés. Documenter ce lieu, c’est rendre hommage à la résilience du patrimoine havrais. C’est montrer que derrière la ville reconstruite par l'UNESCO, le cœur historique bat encore, solide et fier.