Église Saint-Joseph : le phare de béton du Havre.
Oubliez tout ce que vous savez sur les églises sombres et poussiéreuses. Ici, on est dans le brut, dans le vrai, dans le vertical.
L'Église Saint-Joseph, c'est le symbole de la renaissance du Havre. Auguste Perret l'a plantée là, comme un phare spirituel et architectural de 107 mètres de haut. C'est un bloc de béton qui ne s'excuse pas d'être là, une structure massive qui parvient pourtant à devenir légère dès qu'on passe le pas de la porte.
À l'intérieur, c'est une claque chromatique. Pas de fioritures, juste 12 768 morceaux de verre colorés par Marguerite Huré. Quand le soleil tape sur la tour lanterne, l'espace change de gueule toutes les dix minutes. Les ombres deviennent violettes, les piliers s'habillent d'orange, le béton s'illumine. En tant que photographe au Havre, c'est sans doute l'endroit le plus fascinant pour travailler la lumière.
Documenter Saint-Joseph, ce n'est pas juste prendre un monument en photo. C'est capturer le contraste entre la rigueur du béton brut et la fragilité des éclats de verre. C’est raconter l'histoire d'une ville qui s'est relevée, brique par brique, et qui a su transformer la reconstruction en œuvre d'art mondiale classée à l'UNESCO.
Intérieur de l'Église Saint-Joseph au Havre : l'autel en béton et la symbolique marine avec l'ancre en bois.
Photographie documentaire : l'orgue de tribune encadré par les vitraux géométriques de l'Église Saint-Joseph.
Détail architectural : escalier en colimaçon dans la structure en béton de l'Église Saint-Joseph du Havre.
Ambiance intérieure : projections colorées des vitraux sur les chaises en bois de l'Église Saint-Joseph.