Le Havre, ville océane, entretient un dialogue permanent avec la mer.
Mais quand la Tempête Goretti frappe nos côtes, ce dialogue se transforme en un affrontement brut.
En tant que photographe reporter, j'ai parcouru la ville et son front de mer pour documenter l'invisible : cette atmosphère électrique où la nature reprend, pour un instant, ses droits sur l'urbain.
Ce reportage n'est pas une simple constatation des dégâts ; c'est une plongée dans une esthétique du chaos et de la résilience. Mon objectif a capturé :
L’atmosphère de crise : ces ciels de plomb, les embruns qui saturent l'air et la lumière surréaliste qui précède le fracas.
L’impact sur la cité : documenter les stigmates de la tempête sur nos infrastructures, des digues malmenées aux quartiers touchés.
La présence humaine : saisir le regard de ceux qui observent, protègent ou réparent, témoins impuissants puis acteurs de la reconstruction.
Fidèle à ma charte éthique, ces images sont livrées sans artifice.
Elles constituent un témoignage fidèle et nécessaire de la vulnérabilité de notre littoral face au dérèglement climatique et à la puissance brute de l'océan.